Eugène Rastignac, giovane ambizioso giunto a Parigi con l’obiettivo di entrare a far parte dell’alta società. Vautrin, malvivente privo di scrupoli pronto a sfruttare a suo vantaggio ogni debolezza altrui. E, soprattutto, Papà Goriot, pastaio in pensione consumato dagli sforzi per poter compiacere le continue richieste delle due figlie avide e capricciose. Sono loro i protagonisti di uno dei romanzi più potenti di Balzac, in cui il grande narratore francese parte dalle vicende che si intrecciano nella pensione Vauquer per rappresentare il conflitto tra lo sterile snobismo delle classi agiate e la feroce avanzata di una borghesia in costante tensione fra l’aspirazione a condizioni migliori e il terrore di ricadere nella povertà. Un’opera di spietato realismo, che ci porta nel cuore della Parigi del primo Ottocento e dà voce al dramma di un’umanità schiacciata dalla lotta per affermare se stessi.
Philippe Berthier Libri


Folio Thèque - 14: Eugénie Grandet
- 224pagine
- 8 ore di lettura
"Eugénie Grandet, on connaît. Ou on croit connaître... Si on n'a lu qu'un seul roman de Balzac, il y a de bonnes chances que ce soit celui-là. Limpide, ou du moins semblant l'être, linéaire, riche en contrastes psychologiques d'une grande efficacité, il a tout pour se faire consommer aisément. On le dirait même "édifiant" : le terrible Grandet et la dolente Eugénie se font valoir l'un l'autre comme deux modes antagonistes et incompatibles de l'être, d'où la leçon morale paraît sortir et s'imposer d'elle-même. À part quelques grincheux, tout le monde s'accorde à trouver l'oeuvre parfaite en son genre, même si c'est un genre relativement mineur. Le sinueux et papelard Sainte-Beuve témoigne à sa manière, toujours plus ou moins biaisée, de la réussite quasi unanimement (et immédiatement) saluée, lorsqu'il condescend à reconnaître qu'"il s'en faut de bien peu que cette charmante histoire ne soit un chef-d'oeuvre !" - sans prendre d'ailleurs la peine de préciser ce qui lui manque pour que l'ouvrage soit accompli à ses yeux. Mais "charmante", Eugénie Grandet, vraiment ? [...]" Philippe Berthier.