Le chagrin d'amour est-il une maladie ? L'épidémie aura-t-elle raison de toute la famille de Li ? Avec son frère Mummi, Li est perdue dans une demeure de trois cent soixante mètres carrés où les câlins n'existent pas. Ses parents médecins sont trop préoccupés par leurs petites malades pour se soucier d'elle. Aussi sa vie ne commence-t-elle pour de bon qu'avec le grand amour. Pourtant Li refuse le bonheur et rompt trop vite. Impossible pour elle d'échapper à une existence faite d'attente et d'amertume. Jusqu'au retour, tardif, de l'être aimé. La résurgence des souvenirs revêt une forme inattendue dans ce roman où le dépaysement vous saisit d'emblée et ne vous lâche plus.
Catherine Eyjólfsson Libri



Il giovane Arnljótur sta per lasciare la casa, il suo fratello gemello autistico, il suo vecchio padre ottantenne e i paesaggi crepuscolari di lave coperte di licheni. Sua madre ha avuto un incidente d'auto. Morente tra i rottami, ha trovato la forza di telefonare ai suoi cari e di dare alcune tranquille raccomandazioni al figlio, che ha ascoltato senza rendersi conto delle ultime parole di una madre amata. Un legame li univa: il giardino e la serra dove coltivava una varietà rara di Rosa candida a otto petali. È lì che Arnljótur ha amato Anna, un'amica di un amico, e l'ha messa innocentemente incinta. In viaggio verso un'antica roseto del continente, con due o tre talee di Rosa candida nel bagaglio, Arnljótur parte senza sapere di andare incontro ad Anna e alla sua bambina, in un altro eden, dimenticato dal mondo e custodito da un monaco cinefilo. Con un realismo senza affettazione, l'arte di Auður Ava risiede nel contrasto del suo personaggio, candido, comico e tenero. Questa insolita giustezza psicologica si sviluppa in un road movie dal quale il nostro eroe esce più ingenuo che mai, con il suo angioletto sulle spalle.
"Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrimur et toi". C'est ainsi que Bjarni Gíslason de Kolkustadir commence sa réponse - combien tardive - à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, du temps de sa jeunesse. Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur cantonal du foin dans ces rudes espaces que l'hiver scelle sous la glace, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gislason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave pétrifiée de sa terre d'Islande, soumis aux superstitions et tout irrigué de poésie, d'attention émerveillée à la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.