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Joseph Damand et Jean Bassompleme, chefs de la milice française, se dirigent vers l'Allemagne à l'automne 1944 avec près de cinq mille hommes. Après leur service militaire, ils sont ramenés en France, jugés et condamnés à mort. Douze membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS, qui se sont rendus, sont exécutés sans jugement le 8 mai 1945 à Bad Reichenhall. Mon père, qui s'était engagé aux côtés des Allemands en janvier 1942, se rend aux Américains en mai 1945 près de la Parchanc. Les Américains ne le remettent pas aux Français. Il se présente comme Peter Müller, un Lorrain de Metz, ayant perdu ses papiers et demandant la nationalité allemande, qu'il obtient sur cette base. Cette identité de Peter Müller nous a marqués à vie (je porte le même prénom que lui) dans la localité bavaroise où il s'est installé jusqu'à sa mort en 1968. Ma mère et ma sœur ont rapidement demandé la nationalité allemande. Pour ma part, j'ai conservé ma nationalité française par amour pour mon père et pour préserver ses mémoires et sa culture. Ce changement de nom et de nationalité n'a pourtant eu aucun impact dans notre commune bavaroise, grâce à l'intégration de mon père. Nous resterons à jamais pour eux les Peter Müller.
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Un Français made in Germany, Pierre André Jacob
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- (In brossura),
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- 8,49 €
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- Titolo
- Un Français made in Germany
- Sottotitolo
- Ou Peter Müller père et fils
- Lingua
- Francese
- Autori
- Pierre André Jacob
- Formato
- In brossura
- ISBN10
- 2746629895
- ISBN13
- 9782746629899
- Serie
- Descrizione
- Joseph Damand et Jean Bassompleme, chefs de la milice française, se dirigent vers l'Allemagne à l'automne 1944 avec près de cinq mille hommes. Après leur service militaire, ils sont ramenés en France, jugés et condamnés à mort. Douze membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS, qui se sont rendus, sont exécutés sans jugement le 8 mai 1945 à Bad Reichenhall. Mon père, qui s'était engagé aux côtés des Allemands en janvier 1942, se rend aux Américains en mai 1945 près de la Parchanc. Les Américains ne le remettent pas aux Français. Il se présente comme Peter Müller, un Lorrain de Metz, ayant perdu ses papiers et demandant la nationalité allemande, qu'il obtient sur cette base. Cette identité de Peter Müller nous a marqués à vie (je porte le même prénom que lui) dans la localité bavaroise où il s'est installé jusqu'à sa mort en 1968. Ma mère et ma sœur ont rapidement demandé la nationalité allemande. Pour ma part, j'ai conservé ma nationalité française par amour pour mon père et pour préserver ses mémoires et sa culture. Ce changement de nom et de nationalité n'a pourtant eu aucun impact dans notre commune bavaroise, grâce à l'intégration de mon père. Nous resterons à jamais pour eux les Peter Müller.




