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Lektionen des Verborgenen

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  • 189pagine
  • 7 ore di lettura

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„Moi, depuis un bon moment déjà, il y a une chose que j’aimerais savoir. J’aimerais savoir s’il est possible de transmettre des connaissances et des expériences non avec le lait maternel, mais bien avant, à travers le placenta ou je ne sais comment, parce que le lait de ma mère, je ne l’ai pas bu, mais j’ai, en revanche, une faim atavique, une faim de mort de faim qu’elle, ma mère, n’a plus. Ainsi s’interroge, dès le début du livre, la narratrice dont la mère, juive polonaise, a survécu à la Shoah qui a englouti toute sa famille. Car la vie quotidienne est imprégnée de cette expérience que les mots sont impuissants à communiquer. D’où le “dressage” continuel et parfois insupportable que la mère impose à sa fille, pour la prémunir contre les dangers, réels ou imaginaires, sans cesse aux aguets. D’où ce sentiment d’être étrangère au monde allemand et à sa culture, même si l’Allemagne a été, par la suite et pour un temps, leur terre d’adoption. Un voyage accompli ensemble, à Auschwitz-Birkenau, et raconté avec une pudeur infinie, permettra, malgré la douleur qu’il suscite, de rapprocher mère et fille, dans la tendresse et la compassion. Par étapes, graduellement, Helena Janeczek nous conduit au bord d’un abîme, dans ses propres ténèbres et dans celles de son histoire familiale : pour dépasser la stupéfaction devant le mal, il faut peut-être oser le regarder en face.

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Lektionen des Verborgenen, Helena Janeczek

Lingua
Pubblicato
1999
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(Copertina rigida)
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Titolo
Lektionen des Verborgenen
Lingua
Tedesco
Pubblicato
1999
Formato
Copertina rigida
Pagine
189
ISBN10
3462027840
ISBN13
9783462027846
Serie
Descrizione
„Moi, depuis un bon moment déjà, il y a une chose que j’aimerais savoir. J’aimerais savoir s’il est possible de transmettre des connaissances et des expériences non avec le lait maternel, mais bien avant, à travers le placenta ou je ne sais comment, parce que le lait de ma mère, je ne l’ai pas bu, mais j’ai, en revanche, une faim atavique, une faim de mort de faim qu’elle, ma mère, n’a plus. Ainsi s’interroge, dès le début du livre, la narratrice dont la mère, juive polonaise, a survécu à la Shoah qui a englouti toute sa famille. Car la vie quotidienne est imprégnée de cette expérience que les mots sont impuissants à communiquer. D’où le “dressage” continuel et parfois insupportable que la mère impose à sa fille, pour la prémunir contre les dangers, réels ou imaginaires, sans cesse aux aguets. D’où ce sentiment d’être étrangère au monde allemand et à sa culture, même si l’Allemagne a été, par la suite et pour un temps, leur terre d’adoption. Un voyage accompli ensemble, à Auschwitz-Birkenau, et raconté avec une pudeur infinie, permettra, malgré la douleur qu’il suscite, de rapprocher mère et fille, dans la tendresse et la compassion. Par étapes, graduellement, Helena Janeczek nous conduit au bord d’un abîme, dans ses propres ténèbres et dans celles de son histoire familiale : pour dépasser la stupéfaction devant le mal, il faut peut-être oser le regarder en face.